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Licence professionnelle banque en alternance : comment intégrer et financer

Tout savoir sur la licence professionnelle banque en alternance : conditions d'accès, rythmes, salaire apprenti, financement et débouchés métiers. Guide 2026.

Julien MartinJulien Martin 18 min de lecture
Licence pro banque en alternance : salaire, rythme
Licence professionnelle Assurance, banque, finance : chargé de clientèle

La licence professionnelle banque en alternance est un diplôme national BAC+3 en un an, préparant au métier de chargé de clientèle particuliers en banque et assurance. Accessible après un BAC+2 (BTS banque, BUT, L2 économie-gestion) ou par VAE, elle s'effectue en contrat d'apprentissage ou de professionnalisation. La formation est gratuite pour l'alternant, financée par l'employeur via l'OPCO. La rémunération minimale est de 53 % du SMIC pour un apprenti de 21 à 25 ans, soit environ 989 € bruts mensuels (SMIC 2026 à 1 867,06 €).

La licence professionnelle banque en alternance est un diplôme national BAC+3 d'un an préparant au métier de chargé de clientèle en banque et assurance. Le parcours se déroule dans un CFA ou une université, en contrat d'apprentissage ou de professionnalisation, avec une formation gratuite pour l'alternant et une rémunération mensuelle minimale de l'ordre de 53 % du SMIC (URSSAF, 2026). Les places sont accessibles aux titulaires d'un BAC+2, qu'ils soient issus d'un BTS banque, d'un BUT ou d'une L2 économie-gestion, y compris en reconversion.

Ce qu'est réellement la licence professionnelle banque assurance finance en alternance

La licence professionnelle Assurance, Banque, Finance forme en un an des chargés de clientèle de particuliers. Ce diplôme national de niveau 6, inscrit au RNCP, délivre 60 crédits ECTS. L'objectif : maîtriser les techniques bancaires, la fiscalité des particuliers, l'environnement juridique et la relation client en agence.

Le parcours couvre trois blocs de compétences. Le bloc commercial et relation client, d'abord, enseigne l'accueil, le diagnostic de besoins et la vente de produits bancaires et d'assurance. Viennent ensuite les techniques bancaires et assurantielles : crédit, épargne, moyens de paiement, assurance emprunteur, prévoyance. Enfin, un module d'environnement professionnel traite du droit bancaire, de la lutte contre le blanchiment et de la conformité.

La particularité de cette licence pro tient à son adossement fort au terrain. L'alternant passe plus de 70 % de son temps en agence, sous la responsabilité d'un tuteur. Cette immersion en environnement bancaire professionnel explique pourquoi le diplôme affiche une insertion professionnelle rapide : l'alternant est opérationnel dès la sortie, sans période d'acclimatation supplémentaire.

Un diplôme national BAC+3 reconnu par l'État

La licence pro banque assurance finance est un diplôme national délivré par les universités, au même titre qu'une licence générale. La différence tient à sa finalité : l'insertion professionnelle immédiate. Le programme est construit avec les professionnels du secteur bancaire, et l'inscription au RNCP garantit la reconnaissance du diplôme par l'ensemble des employeurs.

La formation dure un an, de septembre à septembre. Les enseignements sont assurés pour partie par des universitaires, pour partie par des cadres bancaires. Cette double tutelle pédagogique assure la jonction entre les savoirs académiques : droit, économie, gestion : et les pratiques concrètes du métier de conseiller.

Alternance ou formation continue : quelle différence concrète ?

La licence pro banque existe en alternance et en formation continue. La formation continue s'adresse aux salariés en poste qui souhaitent valider un diplôme via leur plan de développement des compétences ou leur CPF, sous réserve que la formation soit éligible au moment de l'inscription. L'alternance, elle, cible les étudiants et les demandeurs d'emploi qui signent un contrat de travail avec une banque.

Dans les faits, la quasi-totalité des promotions est composée d'alternants. Le modèle économique de la licence pro banque repose sur ce dispositif : l'employeur finance la formation via son OPCO, le CFA ou l'université organise les enseignements, et l'alternant perçoit un salaire tout en étudiant. Le parcours en formation continue sans alternance reste possible, mais il est nettement minoritaire et suppose un financement personnel ou employeur.

Conditions d'accès et profils acceptés

L'accès à la licence professionnelle banque en alternance exige un diplôme de niveau BAC+2, soit 120 crédits ECTS. Les profils les plus représentés dans les promotions sont les titulaires d'un BTS banque, d'un DUT/BUT technique de commercialisation, gestion des entreprises et des administrations, ou carrières juridiques. Les L2 économie-gestion et les L2 droit constituent aussi des voies d'entrée classiques.

Au-delà du diplôme, les CFA et universités évaluent la motivation et le projet professionnel. L'admission se fait sur dossier, entretien, et parfois tests. Un point décisif : l'admission est conditionnée à la signature d'un contrat d'alternance avec une banque. Sans employeur, pas de place en formation. Les candidats doivent donc chercher leur entreprise d'accueil parallèlement à leur candidature pédagogique.

Les dossiers sont examinés à partir de mars-avril pour une rentrée en septembre. Les places étant limitées : 20 à 30 étudiants par promotion en moyenne : , anticiper sa recherche d'employeur dès janvier est un avantage réel.

Niveau requis et diplômes acceptés

Si vous vous intéressez à d'autres domaines, découvrez ce qu'il faut savoir sur la licence professionnelle ressources humaines alternance.

Les diplômes suivants permettent l'accès à la licence pro banque assurance finance : BTS banque (conseiller de clientèle), BTS assurance, BUT techniques de commercialisation, BUT GEA (gestion des entreprises et des administrations), BUT carrières juridiques, L2 économie-gestion, L2 droit, L2 AES (administration économique et sociale).

Les titulaires d'un BTS NDRC (négociation et digitalisation de la relation client) ou d'un BTS MCO (management commercial opérationnel) sont également recevables, sous réserve de motivation bancaire solide. Les diplômes étrangers de niveau équivalent nécessitent une demande de reconnaissance auprès de l'université d'accueil.

La VAE : une voie d'accès pour les professionnels bancaires

Les professionnels du secteur bancaire justifiant d'au moins un an d'expérience en rapport avec le diplôme peuvent accéder à la licence pro par Validation des Acquis de l'Expérience. La VAE permet d'obtenir tout ou partie du diplôme sans repasser par les cours. Le candidat constitue un dossier (Livret 1 puis Livret 2) démontrant que son expérience couvre les compétences visées par le référentiel RNCP.

Cette voie est pertinente pour un conseiller bancaire en poste depuis plusieurs années, détenteur d'un BAC ou d'un BTS, qui cherche à sécuriser son parcours par un diplôme reconnu. La durée de la démarche VAE est variable : compter 6 à 12 mois entre le dépôt du Livret 1 et le passage devant le jury.

L'essentiel

  • La licence pro banque assurance finance est un diplôme national BAC+3 en 1 an, accessible après un BAC+2 ou par VAE.
  • L'alternant peut choisir entre contrat d'apprentissage (rémunération de 27 % à 100 % du SMIC selon l'âge) et contrat de professionnalisation (55 % à 100 % du SMIC).
  • La formation est intégralement financée par l'employeur via l'OPCO : elle ne coûte rien à l'alternant.
  • Les principaux recruteurs sont les grands réseaux bancaires : BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, LCL, Banques Populaires et Caisses d'Épargne.
  • Le permis de conduire est accessible à 1 euro pour les apprentis, une aide concrète souvent ignorée (service-public.fr, 2026).

Contrat d'apprentissage ou contrat de professionnalisation : lequel choisir ?

L'erreur la plus fréquente chez les candidats : signer un contrat sans en avoir mesuré les conséquences sur la rémunération, les aides ou la durée d'engagement. Le contrat d'apprentissage et le contrat de professionnalisation obéissent à des règles distinctes. Choisir le bon contrat, c'est optimiser son salaire net et les aides auxquelles on peut prétendre.

Pour une analyse comparative approfondie des différents types de contrats, vous pouvez consulter notre guide complet : Alternance 2026 : apprentissage ou professionnalisation ?.

Le contrat d'apprentissage relève de la formation initiale. Il est réservé aux 16-29 ans révolus (pas de limite d'âge pour les travailleurs handicapés). La durée est de 1 à 3 ans, calée sur le cycle de formation. Le contrat de professionnalisation relève de la formation continue. Il s'adresse aux 16-25 ans et aux demandeurs d'emploi de 26 ans et plus. Sa durée est de 6 à 12 mois (24 mois dans certains cas).

En pratique, une licence pro d'un an est compatible avec les deux dispositifs. La différence se joue sur trois points : la rémunération, le type d'OPCO qui finance, et les aides complémentaires ouvertes à l'apprenti (permis à 1 euro, exonération fiscale).

Tableau comparatif : apprentissage vs professionnalisation

Apprentissage : 16 à 29 ans révolus. Professionnalisation : 16 à 25 ans, ou 26 ans et plus pour les demandeurs d'emploi. Sans limite d'âge pour les travailleurs handicapés dans les deux cas.

Rémunération minimale en apprentissage (2026) : 27 % du SMIC avant 18 ans, 43 % de 18 à 20 ans, 53 % du SMIC de 21 à 25 ans, 100 % du SMIC à partir de 26 ans. En contrat de professionnalisation : 55 % du SMIC pour les moins de 21 ans, 70 % de 21 à 25 ans, 100 % du SMIC (ou 85 % du minimum conventionnel) à partir de 26 ans.

Financement : OPCO (Atlas pour les banques) dans les deux cas, mais l'employeur perçoit une aide unique de 6 000 € pour la 1re année d'apprentissage uniquement. Cette aide n'existe pas en contrat de professionnalisation.

Durée : 1 an minimum pour l'apprentissage, 6 à 12 mois pour la professionnalisation. La licence pro durant un an, les deux contrats s'y adaptent.

Formation : 25 % du temps en CFA en apprentissage, 15 % à 25 % en professionnalisation. La répartition varie selon les établissements, pas selon le contrat.

Piège fréquent : confondre les deux contrats et perdre des aides financières

Un piège concret : un candidat de 26 ans signe un contrat de professionnalisation sans savoir que l'apprentissage lui aurait été plus favorable. Pourquoi ? Parce que le contrat d'apprentissage permet de bénéficier de l'aide au permis à 1 euro, de l'exonération fiscale du salaire jusqu'au SMIC annuel (soit 22 404 € pour 2026), et de la prime d'activité sous conditions. Autant d'avantages absents ou réduits en contrat de professionnalisation.

Autre écueil : le candidat de 22 ans qui accepte un contrat de professionnalisation sans vérifier qu'un contrat d'apprentissage était possible dans le même CFA. La rémunération minimale chute : 53 % du SMIC en apprentissage, contre 70 % en professionnalisation. L'écart représente environ 317 € bruts mensuels de différence, en défaveur de l'apprentissage.

Avant de signer, le réflexe à avoir : demander au CFA ou à l'université quel contrat est majoritairement pratiqué dans la formation visée, et vérifier les grilles de rémunération sur le simulateur officiel de service-public.fr.

Rythmes d'alternance selon les établissements : ce que comparent vraiment les candidats

Le rythme d'alternance n'est pas uniforme d'un établissement à l'autre. Trois modèles principaux coexistent, avec des impacts très différents sur le quotidien de l'alternant : disponibilité pour les révisions, fatigue liée aux trajets, immersion continue ou saccadée en agence.

Ces différences sont peu mises en avant sur les fiches formations. Pourtant, choisir un CFA situé à 2 heures de son domicile avec un rythme d'une semaine sur quatre n'a rien à voir avec un IUT local en 2 jours par semaine. La décision engage l'organisation de vie sur une année entière.

Rythme 1 semaine / 3 semaines : focus établissements nationaux

Le rythme 1 semaine en formation / 3 semaines en entreprise est le format le plus répandu dans les établissements nationaux comme l'ES Banque (37 campus en France). Ce modèle favorise l'immersion longue en agence : l'alternant suit le rythme de son agence pendant trois semaines consécutives, puis rattrape les enseignements théoriques en une semaine intensive.

Avantage : la continuité de la relation client. L'alternant ne disparaît pas tous les deux jours, ce qui permet de suivre des dossiers de bout en bout. Inconvénient : la semaine de cours est dense, avec des amplitudes horaires pouvant atteindre 35 heures. Ce rythme convient aux alternants qui habitent loin du CFA et préfèrent regrouper leurs déplacements.

Licence pro banque assurance en Île-de-France, Toulouse, Bordeaux et Nancy : panorama des rythmes locaux

En Île-de-France, l'IUT Paris-Rives de Seine pratique un rythme de 2 semaines en entreprise / 1 semaine en formation. À l'Université de Caen, le format est de 15 jours par mois en entreprise, le reste à l'université : un rythme plus équilibré qui alterne présence académique et présence terrain de façon resserrée.

À Toulouse, la licence pro banque est portée par l'Université Toulouse 1 Capitole et les CFA bancaires partenaires, avec un rythme généralement calé sur 1 semaine formation / 2 semaines entreprise. Bordeaux propose un dispositif similaire via l'Université de Bordeaux et l'ES Banque. Nancy s'appuie sur l'Université de Lorraine et les CFA du Grand Est, souvent en 1 semaine / 3 semaines. Ces variations locales reflètent des choix pédagogiques : plus le rythme est serré, plus l'alternance entre théorie et pratique est réactive.

Salaire d'un alternant en licence pro banque : estimation 2026

La rémunération d'un alternant en licence pro banque est encadrée par le Code du travail. Elle correspond à un pourcentage du SMIC, modulé selon l'âge de l'alternant et son année d'exécution du contrat. À cela s'ajoutent des dispositions conventionnelles plus favorables dans certaines banques, qui peuvent aligner le salaire sur le minimum conventionnel de la branche plutôt que sur le SMIC.

Le simulateur officiel de service-public.fr permet d'obtenir une estimation personnalisée en quelques clics : âge, type de contrat, année d'exécution, convention collective applicable. C'est l'outil de référence à utiliser avant de signer, car les majorations conventionnelles peuvent sensiblement modifier la rémunération minimale légale.

Depuis la loi du 5 septembre 2018, la rémunération des apprentis de moins de 21 ans est majorée si l'employeur relève d'une convention collective prévoyant des dispositions plus favorables. Les banques, couvertes par la convention collective nationale de la banque, pratiquent souvent des grilles supérieures au minimum légal.

Comment est calculée la rémunération en alternance ?

En contrat d'apprentissage, la grille de rémunération minimale pour une 1re année en 2026 est la suivante : moins de 18 ans, 27 % du SMIC (soit environ 504 € bruts mensuels). De 18 à 20 ans, 43 % du SMIC (environ 803 €). De 21 à 25 ans, 53 % du SMIC (environ 989 €). À partir de 26 ans, 100 % du SMIC ou le salaire minimum conventionnel s'il est supérieur.

En contrat de professionnalisation : moins de 21 ans, 55 % du SMIC. De 21 à 25 ans, 70 % du SMIC. À partir de 26 ans, 100 % du SMIC ou 85 % du minimum conventionnel. Le salaire net perçu est proche du brut : les cotisations salariales sont réduites en apprentissage, et le salaire est exonéré d'impôt sur le revenu jusqu'au SMIC annuel (22 404 € en 2026).

Pour une estimation précise de votre rémunération, nous vous invitons à consulter notre article dédié au salaire alternance 2026 à 21 ans : barème, calcul et net.

Exemple chiffré : alternant de 22 ans en 1re année de contrat d'apprentissage

Prenons un cas concret : alternant de 22 ans, 1re année de contrat d'apprentissage, employé par une banque relevant de la convention collective de la banque. La rémunération minimale légale est de 53 % du SMIC, soit 989 € bruts mensuels (SMIC 2026 : 1 867,06 €).

Si la banque applique strictement la grille légale, le salaire net, après cotisations sociales réduites, sera proche de 980 €. S'y ajoutent potentiellement des tickets restaurant, une participation aux frais de transport à hauteur de 50 % minimum (obligation légale employeur), et éventuellement un intéressement ou une prime de vacances selon les accords d'entreprise.

À titre indicatif, certaines grandes banques de réseau alignent leurs alternants sur une grille conventionnelle supérieure au SMIC, ce qui peut porter la rémunération brute au-delà de 1 050 € par mois. Pour une estimation précise, le simulateur de service-public.fr reste l'outil à utiliser (nous détaillons les grilles complètes dans notre article sur le salaire d'une licence pro en alternance en 2026).

Financement de la formation : aides disponibles pour l'alternant en banque

La formation en licence pro banque est gratuite pour l'alternant. Les frais pédagogiques sont intégralement pris en charge par l'employeur, qui les finance via son OPCO. Pour la branche bancaire, l'OPCO compétent est Atlas. Le coût de la formation, variable selon le CFA ou l'université, oscille généralement entre 5 000 et 10 000 € l'année. Ce montant est transparent pour l'alternant.

Au-delà de la gratuité des cours, plusieurs aides financières directes s'ajoutent au salaire. Elles réduisent le coût de la vie pendant l'année d'alternance. Certaines sont méconnues et pourtant accessibles sur simple demande. C'est notamment le cas du permis de conduire à 1 euro par jour, réservé aux apprentis, qui peut représenter une économie de plus de 1 000 € sur le coût réel du permis.

Ces dispositifs sont détaillés dans notre guide sur les aides au financement de l'alternance.

Pour connaître l'ensemble des aides disponibles, nous avons rédigé un article complet sur l' Aide pour alternance 2026 : montants, conditions.

Ce que l'employeur finance via l'OPCO

L'employeur verse sa contribution formation à son OPCO (Atlas pour la branche bancaire), qui reverse ensuite le financement au CFA ou à l'université. Le contrat d'apprentissage ouvre droit à une aide unique de 6 000 € pour la première année, versée par l'État à l'employeur pour les apprentis de moins de 30 ans (condition inchangée en 2026). Le contrat de professionnalisation ne donne pas droit à cette aide.

Concrètement, pour l'alternant, la mécanique est simple : il ne débourse rien, ni frais d'inscription, ni frais de scolarité. Le coût de la formation est une ligne comptable entre l'employeur, l'OPCO et le CFA. L'alternant perçoit son salaire et suit ses cours. Ce modèle est l'un des plus protecteurs du système français de formation continue.

Aides complémentaires : logement, transport et permis de conduire

L'aide Mobili-Jeune, gérée par Action Logement, couvre une partie du loyer pour les alternants de moins de 30 ans : de 10 à 100 € par mois, sous condition de ressources et de distance entre le logement et le lieu de travail. Les APL (aide personnalisée au logement) restent cumulables.

L'employeur doit prendre en charge 50 % des frais de transport domicile-travail (abonnement de transport en commun). Les tickets restaurant sont fréquents dans les banques, avec une participation employeur de 50 à 60 % de la valeur faciale. Enfin, le dispositif du permis à 1 euro par jour (prêt sans intérêt garanti par l'État) est réservé aux apprentis et aux jeunes en contrat de professionnalisation (source : service-public.fr, 2026).

Est-ce que les banques recrutent vraiment des alternants en licence pro ?

Les banques de réseau recrutent des alternants en licence pro, en volumes significatifs. BNP Paribas, le Crédit Agricole, la Société Générale, le groupe BPCE (Banques Populaires et Caisses d'Épargne), LCL et le Crédit Mutuel disposent de programmes alternance structurés. Chaque réseau publie ses offres sur son site carrières, avec des campagnes de recrutement qui démarrent souvent dès janvier-février pour une rentrée en septembre.

Les postes proposés sont majoritairement des postes de chargé de clientèle particuliers en agence. L'alternant occupe un poste opérationnel : accueil, rendez-vous clients, vente de produits bancaires simples, relance commerciale. Il est encadré par un tuteur, généralement le directeur d'agence ou un conseiller expérimenté.

La demande du marché est forte. Une recherche sur Indeed en août 2026 renvoie plusieurs centaines d'offres d'alternance en banque, couvrant tous les réseaux et toutes les régions. Les candidats qui anticipent leur recherche (dès janvier) et ciblent plusieurs enseignes simultanément augmentent leurs chances de signer avant l'été.

Quelles banques recrutent le plus en alternance ?

BNP Paribas revendique historiquement des volumes importants de recrutement d'alternants sur ses métiers de chargé de clientèle. Le Crédit Agricole, via ses caisses régionales, propose des postes dans toute la France, avec une forte présence en milieu rural et périurbain. La Société Générale et le groupe BPCE affichent des programmes similaires, avec des perspectives de CDI à l'issue du contrat.

LCL, filiale du Crédit Agricole, recrute principalement en milieu urbain et cible les alternants pour ses agences de centre-ville. Le Crédit Mutuel, enfin, fonctionne via ses fédérations régionales et publie ses offres au fil de l'eau. Aucune de ces banques n'est significativement « meilleure » qu'une autre en matière de qualité d'accueil : le facteur déterminant est la qualité du tuteur en agence et la charge de travail, deux variables impossibles à anticiper sur dossier.

Débouchés après la licence pro banque assurance finance

Le diplôme vise le métier de chargé de clientèle particuliers, mais les débouchés sont plus larges. Après quelques années d'expérience, un titulaire de la licence pro banque peut évoluer vers un poste de conseiller bancassurance (particuliers et professionnels), de conseiller patrimonial, ou de responsable d'agence après acquisition d'un master ou d'une solide expérience terrain.

Certains diplômés poursuivent leurs études en master banque finance ou en école de commerce en alternance. La licence pro banque n'est donc pas une voie sans issue : elle constitue un premier palier professionnalisant, avec une employabilité immédiate en agence et des perspectives d'encadrement à moyen terme.

Sources

Fiche pratique

Coût de la formationGratuit pour l'alternant : prise en charge totale par l'employeur via l'OPCO (ou France Travail pour les demandeurs d'emploi)
Durée de la formation1 an (de septembre à septembre, 450 à 550 heures de cours selon CFA)
Niveau requisBAC+2 (BTS banque, DUT/BUT, L2 économie-gestion) ou VAE
Contrats éligiblesContrat d'apprentissage (jusqu'à 29 ans révolus) ou contrat de professionnalisation (16-25 ans, ou 26+ pour les demandeurs d'emploi)
Salaire indicatif (apprentissage, 21-25 ans, 1re année)Environ 989 € bruts/mois (53 % du SMIC 2026)
Rythmes d'alternance courants1 semaine CFA / 3 semaines entreprise (ES Banque) ; 2 semaines entreprise / 1 semaine CFA (IUT Paris-Rives de Seine) ; 15 jours/mois (Université de Caen)
Aides financières pour l'alternantAide au logement, aide au transport, ticket restaurant, permis à 1 euro, exonération fiscale du salaire jusqu'au SMIC annuel
Organismes de référenceservice-public.fr, OPCO de branche (Atlas ou Opco 2i selon le CFA), France Travail

Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil comptable, fiscal ou juridique personnalisé. Consultez un expert-comptable ou un avocat pour toute décision engageant votre entreprise.

Questions fréquentes

Est-ce que les banques prennent des alternants ?

Oui. Les grandes banques de réseau recrutent massivement en alternance, notamment BNP Paribas, le Crédit Agricole, la Société Générale, LCL et les Banques Populaires. Elles proposent des postes en agence comme chargé de clientèle particuliers ou conseiller bancassurance, le plus souvent en contrat d'apprentissage pour une durée d'un an dans le cadre d'une licence pro banque assurance finance.

Quel est le salaire d'un alternant en licence pro ?

Le salaire dépend de l'âge, du type de contrat et de l'année d'exécution. Pour un apprenti de 21 à 25 ans en 1re année d'apprentissage, la rémunération minimale est de 53 % du SMIC, soit environ 989 € bruts mensuels (sur la base du SMIC 2026 à 1 867,06 € bruts mensuels). En contrat de professionnalisation, la fourchette est de 55 % à 100 % du SMIC selon l'âge et le niveau de formation. Utilisez le simulateur officiel sur service-public.fr pour une estimation personnalisée.

Quelles sont les banques qui recrutent le plus en alternance ?

BNP Paribas, le Crédit Agricole, la Société Générale, le groupe BPCE (Banques Populaires et Caisses d'Épargne), LCL et le Crédit Mutuel figurent parmi les principaux recruteurs. Ces réseaux bancaires disposent de programmes alternance dédiés, souvent en partenariat avec des CFA et des universités, et publient leurs offres sur leurs sites carrières ainsi que sur les jobboards classiques.

Est-il possible de faire une licence en alternance ?

Oui, la licence professionnelle est conçue pour être suivie en alternance. Les deux contrats possibles sont le contrat d'apprentissage et le contrat de professionnalisation, tous deux régis par le Code du travail. L'alternance permet d'acquérir une expérience professionnelle rémunérée tout en obtenant un diplôme national BAC+3 reconnu par l'État (source : service-public.fr, 2026).