Réforme CPF 2026 : ce qui change concrètement pour financer votre formation
Réforme CPF 2026 : nouvelles règles de prise en charge, formations éligibles, reste à charge de 150 €, permis B plafonné à 900 €. Tout savoir avant


La réforme CPF 2026 instaure un reste à charge de 150 € par formation pour la plupart des actifs (sauf demandeurs d'emploi et abondement employeur), resserre l'éligibilité aux seules formations certifiantes inscrites au RNCP ou au Répertoire Spécifique, et maintient le plafond de 900 € pour le permis B. Ces règles sont effectives depuis le 2 avril 2026.
La réforme CPF 2026 introduit une participation forfaitaire de 150 € pour la plupart des formations, resserre les critères d'éligibilité et maintient le plafond de 900 € pour le permis B. Ces ajustements, entrés en vigueur le 2 avril 2026, modifient sensiblement les conditions dans lesquelles vous mobilisez votre compte personnel de formation. Comprendre ces nouvelles règles avant de déposer un dossier permet d'éviter un refus de prise en charge et de sécuriser votre parcours.
Ces nouvelles conditions s'inscrivent dans une refonte plus large, visant à optimiser le financement de votre parcours professionnel avec le CPF changement 2026.
Ce que couvre le CPF et pourquoi la réforme 2026 le modifie
Le Compte Personnel de Formation, créé en 2015 et alimenté chaque année pour tout actif occupé, permet de cumuler des droits à formation mobilisables tout au long de la vie professionnelle. Avant la réforme 2026, le CPF fonctionnait sur un principe simple : des heures de formation créditées annuellement (500 € par an pour un salarié peu qualifié, 800 € pour un salarié non qualifié), un plafond de 5 000 € ou 8 000 € selon le niveau de qualification, et une mobilisation libre via la plateforme Mon Compte Formation (moncompteformation.gouv.fr).
En 2026, la donne change. La réforme introduit une participation forfaitaire obligatoire, redéfinit le périmètre des formations finançables et renforce les exigences de certification. L'objectif affiché par les pouvoirs publics : maîtriser la dépense annuelle du dispositif, qui a dépassé les 4 milliards d'euros en 2024, et garantir que les formations financées débouchent sur des compétences attestées et valorisables sur le marché du travail.
Pour en savoir plus sur vos droits, consultez notre guide sur le CPF formation professionnelle.
Concrètement, trois axes structurent cette réforme CPF 2026 : un reste à charge pour l'usager, un filtrage des formations éligibles recentré sur les certifications professionnelles, et un suivi renforcé par la Caisse des Dépôts. Ces mesures ne suppriment pas le CPF, mais elles en changent l'accès et l'usage quotidien.
Fonctionnement du CPF avant la réforme
Depuis sa généralisation, le CPF est crédité en euros, et non plus en heures, pour tous les actifs. Un salarié à temps plein acquiert 500 € par an de droits, plafonnés à 5 000 € (ou 800 € par an, plafonnés à 8 000 € pour les salariés sans qualification reconnue). Ces droits restent acquis même en cas de changement d'employeur ou de période de chômage.
Le salarié se connecte à Mon Compte Formation, consulte son solde, choisit une formation éligible et soumet une demande de financement. Si la formation est certifiante et inscrite au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) ou au Répertoire Spécifique (RS), les frais pédagogiques sont couverts dans la limite du solde disponible. Le dispositif couvre également les accompagnements VAE, le permis B, et certaines formations à la création d'entreprise.
Les raisons officielles du changement
Deux logiques ont convergé vers cette réforme CPF 2026. La première est budgétaire : selon les données de la Caisse des Dépôts, le volume des formations financées a crû de façon exponentielle depuis le passage à l'euro en 2019, atteignant un niveau de dépenses jugé non soutenable à moyen terme. La seconde est qualitative : certains organismes de formation, non certifiés Qualiopi, proposaient des formations dont le lien avec l'emploi était ténu.
La loi de finances pour 2023 avait posé un premier jalon avec l'annonce d'une participation forfaitaire. Après plusieurs reports, ce reste à charge est effectif depuis le 2 avril 2026. Le gouvernement justifie ce choix par la volonté de responsabiliser l'usager et de l'inciter à sélectionner des formations à fort impact professionnel. France Compétences, dans son rapport annuel 2025, soulignait déjà que 22 % des formations financées ne débouchaient sur aucune certification dans les 12 mois suivant leur achèvement.
Les nouvelles règles CPF 2026 : formations éligibles et plafonds
La réforme CPF 2026 redessine l'éligibilité des formations. Le principe central : seules les formations menant à une certification professionnelle enregistrée au RNCP ou au Répertoire Spécifique (RS) restent finançables. Les formations « loisirs » ou de développement personnel sans lien direct avec un métier identifié sont désormais exclues, sauf si elles constituent un module d'un parcours certifiant plus large.
Découvrez en détail les critères et les nouvelles règles qui définissent une formation éligible CPF et comment elles impactent vos choix.
La plateforme Mon Compte Formation applique ce filtre automatiquement : une formation non inscrite à ces répertoires n'apparaît plus dans le catalogue ou est signalée comme non éligible. Ce resserrement s'accompagne d'un contrôle accru de France Compétences sur la qualité des certifications enregistrées. Un organisme de formation doit, en plus, détenir la certification Qualiopi pour que ses formations soient référencées sur la plateforme.
Pour le salarié, la conséquence est immédiate : avant de s'engager dans un parcours, il est indispensable de vérifier le numéro RNCP ou RS de la certification visée, et de s'assurer que l'organisme est bien titulaire de la certification Qualiopi. Ces informations sont accessibles directement sur la fiche descriptive de chaque formation dans Mon Compte Formation.
Quelles formations restent éligibles en 2026 ?
En 2026, une formation éligible au CPF doit cumuler trois critères :
- Inscription au RNCP ou au Répertoire Spécifique : la certification visée possède un numéro RNCP ou RS valide à la date de l'inscription.
- Certification Qualiopi : l'organisme de formation détient cette certification, délivrée par un organisme certificateur accrédité par le COFRAC.
- Présence au catalogue Mon Compte Formation : la formation est référencée et accessible via la plateforme officielle moncompteformation.gouv.fr.
Les formations relevant du plan de développement des compétences de l'employeur, du CPF de transition professionnelle (ex-CIF) ou de la Pro-A obéissent à des circuits distincts, avec une implication forte des OPCO (Opérateurs de Compétences). Le salarié intéressé par une reconversion via une formation longue doit aussi considérer la démission-reconversion, dispositif nécessitant 1 300 jours travaillés sur les 60 derniers mois et un accompagnement par le CEP préalablement à la démission.
Pour aller plus loin, explorez les meilleures formations CPF par domaine et trouvez celle qui correspond à vos objectifs.
Plafonds de financement et reste à charge
Le reste à charge CPF 2026 est fixé à 150 € par formation. Cette participation forfaitaire est exigible au moment de l'inscription, quel que soit le coût total de la formation ou le solde CPF disponible. Elle s'applique pour chaque dossier déposé depuis le 2 avril 2026.
Deux exceptions à ce reste à charge :
- Demandeurs d'emploi : les personnes inscrites à France Travail sont exonérées de la participation forfaitaire.
- Abondement employeur : si l'employeur abonde le CPF du salarié, celui-ci n'est pas redevable des 150 € sur la part abondée.
Le solde CPF, lui, n'est pas plafonné différemment par la réforme : il reste à 5 000 € ou 8 000 € selon le niveau de qualification. En revanche, le coût d'une formation peut désormais excéder le solde disponible : dans ce cas, le titulaire doit compléter par un financement personnel, un abondement employeur ou un cofinancement OPCO.
Si votre solde CPF est insuffisant, il existe des solutions pour financer une formation sans CPF grâce à d'autres dispositifs.
Le rôle de la Caisse des Dépôts et de France Compétences
La Caisse des Dépôts et Consignations assure la gestion administrative et financière du CPF via la plateforme Mon Compte Formation. Elle collecte les demandes, vérifie l'éligibilité des formations, débloque les fonds et contrôle la réalité des inscriptions.
France Compétences, établissement public créé en 2019, régule le système de formation professionnelle. Il établit le Répertoire National des Certifications Professionnelles et le Répertoire Spécifique, fixe les niveaux de prise en charge et évalue la qualité des formations. Dans le cadre de la réforme 2026, France Compétences renforce ses contrôles a posteriori sur les organismes de formation : ceux dont les taux de certification sont inférieurs aux seuils peuvent voir leurs formations retirées du catalogue.
Pour le titulaire d'un CPF, ces deux acteurs sont invisibles au quotidien. Leur rôle devient crucial en cas de litige ou de refus de prise en charge : un recours peut être adressé à la Caisse des Dépôts via la messagerie de Mon Compte Formation.
Cas pratique : mobiliser son CPF en 2026 selon sa situation
Deux profils types illustrent la mécanique concrète de la réforme CPF 2026. Ces scénarios sont donnés à titre indicatif, selon les conditions en vigueur au 4 septembre 2026. Chaque situation individuelle dépend du solde disponible, du statut et de la certification visée.
L'écart principal entre les deux profils tient au reste à charge : le demandeur d'emploi en est exonéré, le salarié non. Cet écart de 150 € peut sembler modeste, mais il devient significatif pour une formation courte dont le coût pédagogique est déjà proche du plafond de prise en charge. Vérifier sa situation avant de candidater est le premier réflexe à adopter.
Scénario 1 : un salarié souhaite se reconvertir
Prenons le cas d'un salarié du privé, technicien de maintenance depuis 8 ans, qui souhaite se reconvertir vers le développement web. Son solde CPF s'élève à 3 200 €. Il identifie sur Mon Compte Formation une formation de « Développeur web et web mobile », certification RNCP de niveau 5 (bac+2), d'une durée de 9 mois.
Coût pédagogique affiché : 4 800 €. Son solde ne couvre pas l'intégralité. Il peut :
- Solliciter un abondement de son employeur via l'OPCO de sa branche (la métallurgie, par exemple). Si l'employeur abonde à hauteur de 1 600 €, le salarié n'a pas de reste à charge sur cette part.
- Mobiliser un cofinancement via le dispositif CPF de transition professionnelle (ex-CIF), qui peut couvrir tout ou partie du différentiel, sous réserve d'acceptation par la commission paritaire de son OPCO.
À défaut d'abondement, le salarié doit s'acquitter de 150 € de participation forfaitaire et du différentiel de 1 600 € sur ses fonds propres, sauf à trouver une formation équivalente moins onéreuse dans le catalogue. La plateforme Mon Compte Formation permet de filtrer par coût pour identifier des alternatives.
Scénario 2 : un demandeur d'emploi finance une certification
Un demandeur d'emploi inscrit à France Travail dispose d'un solde CPF de 2 100 €. Il cible une certification « Technicien de maintenance industrielle » (RNCP, niveau 4), dont le coût pédagogique est de 1 900 €.
Son solde couvre intégralement le coût. Étant demandeur d'emploi, il est exonéré du reste à charge de 150 €. Après connexion à Mon Compte Formation, il sélectionne la formation, vérifie que l'organisme est certifié Qualiopi et que la certification est active au RNCP, puis dépose son dossier.
Deux points de vigilance :
- France Travail peut proposer un cofinancement complémentaire (Aide Individuelle à la Formation) si la formation dépasse le solde CPF.
- L'éligibilité de la certification doit être vérifiée le jour du dépôt du dossier : une certification radiée du RNCP entre la recherche et l'inscription entraîne un refus de prise en charge.
CPF et permis de conduire en 2026 : ce que la réforme change
Le permis de conduire B représente une part significative des dossiers CPF : en 2025, près de 320 000 permis ont été financés via le compte formation. La question de son maintien dans le dispositif a concentré l'attention des usagers et des auto-écoles tout au long de la préparation de la réforme.
La réponse est affirmative : le permis B reste finançable via le CPF en 2026. Le plafond de prise en charge est maintenu à 900 € (Caisse des Dépôts, 2026). Ce montant couvre les frais de formation au code et à la conduite dans une auto-école agréée, à condition que celle-ci soit référencée sur Mon Compte Formation et que le permis constitue un prérequis à un projet professionnel ou à l'accès à l'emploi.
Pour mieux comprendre les implications de ces ajustements, vous pouvez consulter les détails du CPF permis de conduire 2026.
Le permis B reste-t-il finançable via le CPF ?
Oui, le permis B demeure éligible au CPF. Les conditions 2026 sont les suivantes :
- Auto-école agréée et référencée sur Mon Compte Formation.
- Permis B en tant que prérequis professionnel : la déclaration sur l'honneur d'un projet professionnel nécessitant le permis reste exigée.
- Absence de suspension ou d'annulation en cours du permis.
- Respect du plafond de 900 € : si le coût de la formation dépasse ce montant, le différentiel est à la charge du titulaire.
Le reste à charge de 150 € s'applique également au permis B, sauf pour les demandeurs d'emploi. Une inscription à une formation au permis B via le CPF coûte donc 150 € pour un salarié, même si le solde CPF couvre l'intégralité des 900 € de frais pédagogiques. Ce point est souvent mal anticipé au moment de l'inscription.
Plafond 900 € : conditions et exceptions
Les nouvelles règles concernant le CPF permis 2026 avec son plafond à 900 € sont désormais en vigueur, avec des conditions et des exceptions claires.
Le plafond de 900 € constitue la limite de prise en charge par le CPF pour le permis B. Il inclut :
- Les frais de formation théorique (code).
- Les heures de conduite dans la limite du forfait souscrit.
- Les frais de présentation à l'examen.
Ce plafond ne couvre pas :
- Les frais de présentation supplémentaires en cas d'échec.
- Les heures de conduite au-delà du forfait initial.
- Les équipements annexes (livres de code, applications mobiles non incluses dans le contrat de formation).
Une exception notable : les titulaires d'une reconnaissance de travailleur handicapé (RQTH) peuvent bénéficier d'un abondement complémentaire de la Caisse des Dépôts, portant le plafond à 1 200 €. Ce dispositif, maintenu en 2026, vise à compenser le surcoût des auto-écoles adaptées aux besoins spécifiques.
L'erreur courante à éviter avant de valider votre dossier CPF
L'erreur la plus fréquente observée depuis l'entrée en vigueur de la réforme, le 2 avril 2026, consiste à déposer une demande de financement sans avoir vérifié l'éligibilité de la formation sous le nouveau référentiel. La conséquence est immédiate : la Caisse des Dépôts refuse la prise en charge, et le dossier est classé sans suite. Le temps passé à monter le dossier est perdu. Pire, si le titulaire du CPF s'est engagé auprès d'un organisme de formation sans condition suspensive de financement, il peut être redevable des frais pédagogiques sur ses deniers personnels.
Ce piège touche particulièrement les salariés qui avaient repéré une formation avant la réforme et qui déposent leur dossier après le 2 avril sans actualiser leur vérification. Une certification active en mars peut avoir été radiée du RNCP en avril. La plateforme Mon Compte Formation reflète ces mises à jour en temps réel, mais le titulaire doit consulter la fiche au moment du dépôt, pas six mois avant.
Pourquoi la vérification d'éligibilité est une étape clé
La vérification d'éligibilité conditionne l'acceptation du dossier. Un refus de prise en charge a trois conséquences directes :
- Temporalité : le délai de traitement d'un dossier CPF est de 3 à 4 semaines. Un refus oblige à recommencer la procédure, repoussant d'autant l'entrée en formation.
- Engagement financier : si le titulaire a signé un contrat avec l'organisme de formation avant validation du financement, il peut être poursuivi pour le paiement des frais.
- Crédibilité : un dossier refusé ne peut être représenté en l'état. Il faut identifier la cause du refus et, le cas échéant, choisir une autre formation.
L'éligibilité se vérifie en deux points : le numéro RNCP ou RS de la certification doit être actif sur le site de France Compétences, et l'organisme de formation doit détenir la certification Qualiopi en cours de validité. Ces deux vérifications prennent moins de cinq minutes.
Comment confirmer l'éligibilité d'une formation avant de s'inscrire
Avant de s'inscrire, le titulaire d'un CPF doit suivre une procédure simple :
- Consulter le RNCP sur le site de France Compétences (francecompetences.fr) et saisir le numéro RNCP de la certification visée. Si la fiche affiche « active », la certification est éligible.
- Vérifier Qualiopi : l'organisme de formation doit publier son certificat Qualiopi sur son site internet ou le communiquer sur demande.
- Rechercher la formation sur Mon Compte Formation : si elle apparaît dans le catalogue avec la mention « éligible au CPF », la voie est libre.
Ces trois étapes prennent moins de dix minutes. Elles protègent le titulaire d'un refus de prise en charge et lui permettent d'aborder sereinement la suite des démarches. En cas de doute, le service client de Mon Compte Formation (accessible via la messagerie de la plateforme) répond aux questions d'éligibilité sous 48 heures ouvrées.
Démarches pratiques : activer son CPF sous les nouvelles règles
La mobilisation du CPF sous les nouvelles règles suit un parcours balisé. Chaque étape franchie dans l'ordre réduit le risque d'erreur et de refus. La procédure ci-dessous reflète l'état du dispositif au 4 septembre 2026, tel que décrit par service-public.fr.
Une fois le dossier validé par la Caisse des Dépôts, l'inscription est confirmée et les fonds sont débloqués directement auprès de l'organisme de formation. Le titulaire n'avance pas les frais pédagogiques, à l'exception du reste à charge de 150 € réglé au moment de la validation du dossier.
Se connecter et vérifier son solde CPF
Première étape : se connecter à moncompteformation.gouv.fr via FranceConnect (identifiants impots.gouv.fr, Ameli, La Poste, etc.). Une fois authentifié, le tableau de bord affiche le solde CPF en euros. Ce solde inclut les droits acquis jusqu'au 31 décembre 2025, les heures de DIF converties (le cas échéant), et les éventuels abondements.
Le solde est mis à jour une fois par an, au printemps, pour les droits acquis l'année précédente. Un salarié ayant travaillé à temps plein en 2025 verra donc 500 € crédités sur son compte au printemps 2026 (ou 800 € s'il relève d'un niveau de qualification inférieur au CAP-BEP).
Outre le permis de conduire, d'autres formations spécifiques, comme une formation anglais CPF, sont également impactées par les nouvelles règles de financement.
Si le solde affiché semble inexact, une réclamation peut être déposée via la messagerie de la plateforme. Le délai de traitement est de 30 jours ouvrés.
Sélectionner une formation certifiante éligible
Le catalogue Mon Compte Formation référence les formations éligibles. Le filtrage par mot-clé, localisation, durée et coût permet d'affiner la recherche. Pour valider l'éligibilité, la fiche de formation doit mentionner :
- Un numéro RNCP ou RS actif.
- Le logo Qualiopi ou la mention « certifié Qualiopi ».
- Le coût pédagogique total et la part prise en charge par le CPF.
Si la formation visée n'apparaît pas dans le catalogue, cela signifie que l'organisme ne l'a pas référencée ou qu'elle ne répond pas aux critères d'éligibilité 2026. Dans ce cas, le titulaire doit chercher une formation équivalente dans le catalogue. Les formations inscrites au RNCP mais non référencées sur Mon Compte Formation ne sont pas finançables via le CPF, sauf à convaincre l'organisme de s'inscrire sur la plateforme.
Valider sa demande et respecter les délais
Le titulaire valide son panier et procède au règlement du reste à charge de 150 € par carte bancaire, via le module de paiement sécurisé de la plateforme. La demande est ensuite transmise à la Caisse des Dépôts pour instruction.
Délais à connaître :
- Instruction du dossier : 3 à 4 semaines en moyenne. Une demande incomplète allonge ce délai.
- Délai de rétractation : 14 jours calendaires à compter de la validation du dossier. Le titulaire peut annuler sans frais ni pénalité.
- Entrée en formation : la date de début est convenue avec l'organisme de formation après validation du financement.
Si la Caisse des Dépôts rejette la demande, le motif est notifié dans l'espace personnel du titulaire. Celui-ci peut contester la décision via la messagerie de Mon Compte Formation, en joignant les justificatifs complémentaires demandés.
Points clés
- La participation forfaitaire de 150 € s'applique à chaque formation depuis le 2 avril 2026, sauf pour les demandeurs d'emploi et les abondements employeur.
- Seules les formations inscrites au RNCP ou au Répertoire Spécifique, dispensées par un organisme certifié Qualiopi, restent éligibles.
- Le permis B demeure finançable avec un plafond de 900 € ; le reste à charge de 150 € s'y applique également.
- Vérifier l'éligibilité de la certification et la certification Qualiopi avant tout dépôt de dossier prévient un refus de prise en charge.
- Le solde CPF et les plafonds de 5 000 € / 8 000 € ne sont pas modifiés par la réforme 2026.
Sources
Fiche pratique
| Coût estimé | 150 € de reste à charge par formation (gratuit pour les demandeurs d'emploi et les formations avec abondement employeur) |
| Délai | Instruction du dossier CPF : 3 à 4 semaines. Délai de rétractation : 14 jours calendaires. |
| Statut concerné | Tous les actifs occupés (salariés, indépendants) disposant d'un compte CPF. Demandeurs d'emploi également éligibles, avec exonération du reste à charge. |
| Obligations | Formation certifiante (RNCP ou RS) dispensée par un organisme certifié Qualiopi. Vérification d'éligibilité préalable obligatoire. Règlement du reste à charge au moment de la validation du dossier. |
| Alternatives | Abondement employeur, CPF de transition professionnelle, Pro-A, plan de développement des compétences, VAE, démission-reconversion. |
| Organismes de référence | Mon Compte Formation (moncompteformation.gouv.fr), Caisse des Dépôts, France Compétences (francecompetences.fr), OPCO, service-public.fr |
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil comptable, fiscal ou juridique personnalisé. Consultez un expert-comptable ou un avocat pour toute décision engageant votre entreprise.
Sur le même sujet

CPF et permis de conduire 2026 : plafond, conditions
CPF permis 2026 : plafond de 900 €, conditions d'éligibilité, reste à charge et démarches pas à pas. Tout ce qu'il faut savoir avant de faire votre demande.
Par Julien Martin · 29 septembre 2026

Reste à charge CPF 2026 : comment le calculer et le réduire
Reste à charge CPF en 2026 : comprenez son calcul, les cas où il s'applique et les solutions concrètes pour le financer ou l'éviter. Guide pratique à jour.
Par Julien Martin · 27 septembre 2026
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la réforme CPF 2026 change concrètement ?
La réforme CPF 2026 introduit trois changements majeurs effectifs depuis le 2 avril 2026 : une participation forfaitaire de 150 € par formation pour les salariés, un resserrement de l'éligibilité aux seules certifications inscrites au RNCP ou au Répertoire Spécifique, et un contrôle renforcé de la certification Qualiopi pour les organismes de formation référencés sur Mon Compte Formation.
Quelles formations sont encore éligibles au CPF en 2026 ?
Seules les formations menant à une certification professionnelle enregistrée au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) ou au Répertoire Spécifique (RS) restent éligibles. Les formations sans certification reconnue, le développement personnel et les formations « loisirs » sont exclus. L'organisme de formation doit en outre détenir la certification Qualiopi en cours de validité.
Le permis de conduire est-il toujours finançable avec le CPF en 2026 ?
Oui, le permis B reste finançable via le CPF en 2026, avec un plafond de prise en charge maintenu à 900 €. Les conditions incluent le recours à une auto-école agréée référencée sur Mon Compte Formation et la déclaration d'un projet professionnel nécessitant le permis. Le reste à charge de 150 € s'applique, sauf pour les demandeurs d'emploi qui en sont exonérés.
Y a-t-il un reste à charge avec le CPF en 2026 ?
Oui, une participation forfaitaire de 150 € est exigée pour chaque formation mobilisée via le CPF depuis le 2 avril 2026. Deux catégories en sont exonérées : les demandeurs d'emploi inscrits à France Travail, et les formations faisant l'objet d'un abondement de l'employeur. Ce reste à charge s'ajoute au coût pédagogique si celui-ci dépasse le solde CPF disponible.
Comment vérifier si ma formation est bien éligible au CPF sous les nouvelles règles ?
Vérifiez le numéro RNCP ou RS de la certification visée sur le site de France Compétences (francecompetences.fr) : la fiche doit être « active ». Assurez-vous que l'organisme détient la certification Qualiopi. Recherchez la formation sur Mon Compte Formation : si elle apparaît avec la mention « éligible au CPF », elle est finançable. Ces trois vérifications prennent moins de dix minutes.
Mon solde CPF est-il affecté par la réforme 2026 ?
Non, le solde CPF n'est pas affecté directement par la réforme. Les plafonds de 5 000 € et 8 000 € selon le niveau de qualification restent inchangés, tout comme le rythme de crédit annuel de 500 € ou 800 €. La réforme modifie les conditions de mobilisation des droits (reste à charge, éligibilité), pas le montant des droits disponibles.
Qui contacter en cas de refus de prise en charge CPF ?
En cas de refus, le premier interlocuteur est la Caisse des Dépôts, joignable via la messagerie intégrée à Mon Compte Formation. Si le refus persiste, France Compétences peut être saisi pour les questions d'éligibilité des certifications. Le titulaire peut également solliciter un conseiller en évolution professionnelle (CEP) gratuitement, dont les coordonnées sont disponibles sur mon-cep.org.
